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"Tu restes à la surface. C'est superficiel, la façon dont tu parles de tes choses".

  • 30 avr. 2025
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 2 mai 2025

Thème : Sortir du perfectionnisme pour entrer dans la vérité

👉 Tu fais les choses bien, mais tu ne te montres pas vraiment.

👉 Derrière l’ultra-professionnalisme : une peur d’être vue.

Enseignement branding : Pas de branding aligné sans confrontation à ses masques. Il faut te voir toi-même avant d’être vue.

A force d’en faire une armure, j’ai perdu le contact avec ce que je suis.
A force d’en faire une armure, j’ai perdu le contact avec ce que je suis.

J’étais là. Assise. Téléphone à la main. Elle avait mis les formes… mais elle savait que si j’étais là, c’était pour qu’elle me dise les vraies choses, pas pour me brosser dans le sens du poil. Et cette phrase m’a frappée. En plein cœur. Elle a vibré si fort, comme une évidence.


« Tu restes à la surface. C’est superficiel, la façon dont tu parles de tes choses. »


Ça aurait pu être un jugement. Mais je l’ai entendu comme une vérité.

Parce que je me reconnaissais.

Il n’y avait plus à nier. A donner des excuses. Elle avait raison.


Je m’étais enfermée dans l’image parfaite. Chaque détail contrôlé. Chaque mot millimétré.

Je savais faire ça. C’était mon métier, après tout : créer du beau, du précis, de l’excellence.


Mais derrière ce vernis… en réalité, je me cachais, j’avais peur.

Peur qu’on me rejette si je montrais autre chose que la version impeccable de moi-même.


Le perfectionnisme ? C’était mon camouflage. Mon costume sur mesure pour éviter d’être rejetée. On ne rejette pas ce qui est parfait.


Sauf que si. Parce qu’en voulant être parfaite, j’avais cessé d’être vivante, vibrante, attractive. Et ce que les gens sentaient… c’est que je n’étais plus habitée.

Je ne parlais pas de mes offres. Je cherchais à les vendre. Je ne partageais pas mes tripes. Je présentais un concept. Lisse. Brillant certes, mais vide, sans âme.

Tout ça parce qu’à l’intérieur… j’avais peur que si je montrais la vraie moi – la passionnée, l’intense, la flamboyante, l'extravagante, la "trop" – on me collerait une énième étiquette. Superficielle. Égocentrique. Hautaine.


Mais en vérité, ce n’était pas la critique des autres que je redoutais. C’était la mienne. J’étais celle qui se jugeait le plus violemment.

Et ce jour-là, en entendant cette phrase… j’ai compris qu’il n’y avait plus rien à améliorer.

Il fallait que je me retrouve. Que je me regarde en face. Que je cesse de chercher l’amour dans les likes, l’admiration dans le propret, la reconnaissance dans le contrôle.

Parce que la vraie reconnaissance, elle ne vient pas quand on brille “comme il faut”. Elle vient quand on ose faire tomber le masque. Quand on ose dire : “Voilà. C’est moi ! Et je ne m’excuserai plus.”

Aujourd’hui, je peux en parler. Pas parce que c’est digéré. Mais parce que c’est intégré.

Je n’ai plus besoin de me prouver les choses. Je sais. Et je vois celles qui, aujourd’hui, sont à l’endroit exact où j’étais. Je tends la main. Pas pour consoler. Mais pour réveiller. Pour faire jaillir la puissance. Celle qu’on a tenté de polir, d’étouffer, de rendre acceptable.

Tu ne vendras jamais ce que tu n’oses pas assumer pleinement.

Tu ne seras jamais vue tant que tu refuses de te regarder.

Alors regarde. Et avance.


 
 
 

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